On le sait les arbres sont un levier important pour lutter contre le réchauffement climatique par leur capacité à capter et à fixer le carbone.
Si par le passé, (du temps de la Direction Départementale de l’Equipement -DDE), le département avait une politique environnementale des routes, ce n’est plus le cas aujourd’hui, ce service de la DDE, ayant été dilué dans d’autres, suite à la disparition de cette direction des routes.
Ainsi, il n’existe plus de politique ambitieuse de l’environnement des routes départementales et particulièrement plus aucune politique de l’arbre et des arbres d’alignement, chaque secteur, (ex-subdivision), menant des travaux au gré des savoir-faire et des budgets qu’il semble bon de lui attribuer.
C’est comme cela que nous voyons peu à peu les alignements d’arbres de route sans entretien à la mesure des enjeux, disparaître peu à peu, trop rarement remplacés par de nouvelles plantations.
Pour nous il est impératif de mettre en place une politique sérieuse d’entretien et de plantation d’arbres sur toutes les propriétés du département, et plus particulièrement sur les bords de routes départementales.
Les objectifs sont multiples :
- la fixation du carbone par les arbres,
- la fixation des polluants et poussières par les arbres,
- la «mise à l’ombre» des surfaces roulantes et la baisse des températures,
- l’augmentation de l’attrait touristique que constitue les plantations d’alignement (cf. la photo de couverture du n°1 du trimestriel du Guide du routard qui montre une route bordée d’arbres) …
Cette politique de l’arbre nécessite diverses actions qui sont : la création d’un service départemental dédié aux arbres, l’articulation de ce service avec les moyens du Conseil de l’Architecture de l’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) du Doubs sur lequel il prendrait appui, comme c’est le cas dans le département de Seine et Marne (77), aujourd’hui référent national en ce qui concerne la politique de l’arbre.
Quels en seraient les objectifs ?
- définir une politique de l’arbre ambitieuse et faire une estimation des moyens financiers nécessaires,
- inventorier les plantations et leur état sanitaire et mécanique,
- inventorier les lieux où il y a une possibilité de replanter,
- élaborer un plan de gestion, d’entretien et de plantation à partir des données récoltées,
- mettre en place une équipe de techniciens en mesure d’effectuer le suivi du plan de gestion, de toute ou partie de l’entretien des plantations, (actuellement l’entretien des trop rares jeunes plantations, confié à des personnes du service d’entretien des routes, sans formations ni savoir-faire, conduit à détruire ces jeunes plantations plus qu’à les entretenir),
- soutenir et conseiller les communes dans leur politique de l’arbre en devenant service ressource pour ces dernières via le CAUE,
- communiquer et de vulgariser auprès du grand public les «bonnes pratiques» en direction des arbres.
Cette politique de lutte contre le réchauffement climatique par l’entretien et la plantation d’arbres, n’est qu’une facette des enjeux de cette lutte, si on ne se préoccupe pas du devenir du bois produit.

Nous pensons que produire du bois pour le brûler revient à déstocker du carbone, et qu’il est nécessaire de mettre en place une réflexion sur le stockage du bois carbone, sur un plus long terme que le temps du «bois sur pied/ bois de chauffage ».
Ainsi plutôt que brûler le bois il est plus efficace de continuer à stocker le carbone capté dans le bois en l’utilisant dans des filières dédiées telles que la construction via la filière panneaux bois, bois de charpente, et plus généralement la construction, l’isolation et le BTP. Pour faire bref en multipliant au minimum par deux la durée du stockage carbone en ne brûlant pas le bois.
C’est pourquoi le département doit se donner pour objectif de réfléchir, avec la filière bois, à une politique de soutien et d’encouragement à cette filière ; notamment la filière bois construction.
Il en va de l’avenir de l’Homme sur cette planète.